À la frontière entre l'enclave espagnole de Ceuta et le Maroc, des dizaines de migrants restent dans l'incertitude, selon des reportages sur place. Ces personnes, qui ont traversé illégalement ou attendent de le faire, racontent leurs tentatives désespérées pour atteindre le sol européen et les conditions difficiles qu'elles endurent.
Des ONG locales et des travailleurs humanitaires ont tiré la sonnette d'alarme, notant que de nombreux migrants dorment à la belle étoile, avec un accès limité à la nourriture, à l'eau et aux soins médicaux. Le gouvernement espagnol a été critiqué pour sa gestion de la situation, certains appelant à un traitement plus humain et à un traitement plus rapide des demandes d'asile.
La frontière, qui a été un point chaud migratoire pendant des années, a connu une augmentation significative des tentatives en 2025, selon les données du ministère espagnol de l'Intérieur. Le ministère a signalé que plus de 1 200 migrants sont entrés illégalement à Ceuta au premier semestre 2025, soit une augmentation de 30 % par rapport à la même période de l'année précédente.
En réponse, l'Espagne a renforcé la sécurité aux frontières, notamment en installant de nouvelles technologies de surveillance et en augmentant les patrouilles. Cependant, les migrants et les défenseurs soutiennent que ces mesures ne s'attaquent pas aux causes profondes de la migration, telles que la pauvreté et les conflits en Afrique subsaharienne.
Alors que la situation se poursuit, l'Union européenne a appelé à une approche coordonnée de la migration, soulignant la nécessité d'une solidarité entre les États membres et d'une coopération avec les pays d'origine et de transit.