Le 22 mai 2026, le gouvernement de Melilla, enclave espagnole en Afrique du Nord, a exhorté Madrid et Rabat à agir immédiatement pour atténuer la grave congestion au poste frontalier de Beni Ensar. Les files d'attente, qui persistent depuis des semaines, entraînent des retards importants pour les marchandises et les personnes, affectant le commerce local et la vie quotidienne.
Selon des responsables locaux, le goulot d'étranglement provient de contrôles de sécurité accrus et de procédures administratives mises en œuvre par les autorités marocaines depuis début 2026. Le président de Melilla, Juan José Imbroda, a qualifié la situation d'« intenable » et a appelé à un accord bilatéral pour rationaliser les opérations frontalières sans compromettre la sécurité.
Les opérateurs économiques de Melilla signalent des pertes dues aux retards d'expédition, tandis que les résidents subissent des heures d'attente pour traverser au Maroc. L'enclave dépend fortement du commerce transfrontalier, de nombreux travailleurs et acheteurs faisant la navette quotidiennement.
Des diplomates espagnols et marocains ont tenu des discussions préliminaires, mais aucune mesure concrète n'a été annoncée au 22 mai. L'Union européenne a proposé une médiation, bien que les deux nations préfèrent des négociations directes.
Cette question met en lumière les tensions persistantes sur la gestion des frontières entre l'Espagne et le Maroc, qui ont connu des fermetures et restrictions périodiques depuis 2021. Le poste de Beni Ensar est un lien essentiel pour l'économie de la région et les liens familiaux.