La France navigue un équilibre diplomatique délicat entre l'Algérie et le Maroc, alors que les gestes récents pour renforcer les liens avec Rabat coïncident avec des tensions persistantes dans les relations Paris-Alger. Selon des rapports vérifiés, le président français Emmanuel Macron a signalé son soutien au plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental, un changement qui a satisfait Rabat mais irrité Alger, qui soutient le Front Polisario.
En avril 2026, Macron a accueilli le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita à Paris, mettant l'accent sur la coopération économique et sécuritaire. La réunion a suivi une décision française d'augmenter les investissements au Maroc, notamment dans les énergies renouvelables et les infrastructures. Parallèlement, la France a cherché à maintenir le dialogue avec l'Algérie, mais les tensions persistent sur les restrictions de visas et les questions de mémoire historique.
Les analystes notent que l'approche de la France reflète ses intérêts stratégiques en Afrique du Nord, notamment la lutte contre le terrorisme et le contrôle migratoire. Le conflit du Sahara occidental reste un point de friction majeur, l'Algérie ayant rappelé son ambassadeur à Paris en 2025 après le changement de politique français. La France n'a pas formellement reconnu la souveraineté marocaine sur le territoire, mais a décrit le plan d'autonomie comme une base crédible pour les négociations.
Les liens économiques entre la France et le Maroc restent solides, avec des échanges bilatéraux dépassant 15 milliards d'euros en 2025. Les entreprises françaises sont des investisseurs majeurs dans les secteurs automobile et aérospatial marocains. En revanche, le commerce France-Algérie a diminué, en partie à cause des frictions politiques. Le gouvernement français a souligné son engagement à maintenir des relations équilibrées avec les deux pays, mais la question du Sahara occidental complique cet objectif.