En mai 2026, la Mauritanie continue de faire face à son identité double de nation saharienne et sahélienne. Le pays connaît une relative stabilité sous la présidence de Mohamed Ould Ghazouani, réélu en 2024. Son administration se concentre sur le maintien de la sécurité aux frontières avec le Mali et le Sahara occidental, tout en poussant à la diversification économique au-delà du minerai de fer et du gaz naturel.
Sur le plan économique, la Mauritanie tire parti de ses récentes découvertes de gaz naturel, notamment le projet Greater Tortue Ahmeyim, qui a commencé sa production début 2025. Cependant, le pays est toujours confronté à un chômage et une pauvreté élevés, la Banque mondiale estimant que plus de 30 % de la population vit sous le seuil de pauvreté national. Le gouvernement a lancé un nouveau plan de développement 2026-2030 visant à booster l'agriculture, la pêche et les énergies renouvelables.
Sur le plan politique, la Mauritanie a organisé des élections pacifiques, mais l'opposition critique le manque de liberté de la presse et la concentration du pouvoir à la présidence. Le pays continue également d'accueillir des réfugiés maliens, le HCR signalant plus de 100 000 réfugiés maliens début 2026.
En politique étrangère, la Mauritanie maintient un équilibre entre ses adhésions à la Ligue arabe et à l'Union africaine, tout en coopérant avec les partenaires occidentaux sur la lutte antiterroriste au Sahel. Le pays n'a pas normalisé ses relations avec Israël, contrairement à certains autres États arabes.