Le Mali reste englué dans une grave crise politique et sécuritaire en 2026. Le pays est gouverné par une junte militaire ayant pris le pouvoir lors de coups d'État en 2020 et 2021, qui a reporté à plusieurs reprises les élections promises pour restaurer un gouvernement civil. Le calendrier de transition a été prolongé, des élections présidentielles étant désormais prévues, de manière provisoire, pour fin 2026.
La situation sécuritaire continue de se détériorer, les insurrections jihadistes liées à al-Qaïda et à l'État islamique s'étendant du nord vers les régions du centre et du sud. Malgré la dépendance de la junte envers la société militaire privée russe Wagner Group, les attaques de militants contre des cibles militaires et civiles sont fréquentes, provoquant d'importants déplacements et des besoins humanitaires.
Les relations internationales sont tendues. La junte a expulsé les forces françaises, mis fin à la longue mission de maintien de la paix de l'ONU (MINUSMA) et s'est rapprochée de la Russie. Ce virage a suscité des inquiétudes parmi les partenaires occidentaux et régionaux concernant la trajectoire démocratique du Mali et son rôle dans la stabilité régionale au milieu de la crise plus large au Sahel.