Suite aux attaques meurtrières du 25 avril 2026 au Mali, revendiquées par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), une branche d'Al-Qaïda au Sahel, le Maroc et l'Algérie ont présenté des réponses contrastées, reflétant leur rivalité de longue date pour l'influence régionale.
Le Maroc, par l'intermédiaire d'une source diplomatique, a condamné les attaques et réitéré son engagement en faveur d'une approche non militaire, axée sur le développement et l'aide humanitaire pour s'attaquer aux causes profondes de l'extrémisme. Le gouvernement marocain a offert un soutien médical et logistique au Mali, mais s'est abstenu de soutenir toute intervention militaire.
En revanche, l'Algérie, qui partage une longue frontière avec le Mali, a appelé à la formation immédiate d'une coalition militaire régionale pour combattre les groupes terroristes. Les responsables algériens ont souligné la nécessité d'une action coordonnée dans le cadre de l'Union africaine, avertissant que les attaques menacent la stabilité de toute la région du Sahel.
L'attaque du JNIM visait une base militaire malienne dans la région de Gao, tuant au moins 42 soldats et en blessant des dizaines d'autres. Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières au Mali ces dernières années, soulignant les défis persistants en matière de sécurité malgré les efforts internationaux.
Les analystes notent que les positions divergentes du Maroc et de l'Algérie compliquent toute réponse régionale unifiée, les deux pays rivalisant pour le leadership en Afrique du Nord et de l'Ouest. Les Nations Unies ont appelé à la retenue et à une stratégie coordonnée pour éviter une nouvelle déstabilisation.