KUALA LUMPUR, 3 avril — La structure économique de la Malaisie est vulnérable aux chocs pétroliers mondiaux en raison de sa forte dépendance aux véhicules privés et au carburant subventionné, selon un rapport du groupe de réflexion environnemental Centre for Governance and Political Studies (Cent-GPS). L'analyse met en lumière des risques systémiques, sans toutefois faire référence à une guerre spécifique et actuelle entre les États-Unis et l'Iran comme élément déclencheur.
Le rapport, basé sur l'analyse de données nationales, indique que plus de 80 % des ménages malaisiens possèdent au moins une voiture, créant une économie très sensible au prix du carburant. La politique de longue date du gouvernement de subventionner l'essence et le diesel, tout en protégeant les consommateurs, représente un fardeau fiscal important et réduit la résilience face à la volatilité du marché pétrolier international.
Cent-GPS soutient que cette dépendance entrave le développement de réseaux de transport public complets en dehors des grands centres urbains. Le groupe de réflexion avertit que sans réformes structurelles pour diversifier les options de transport et rationaliser les subventions, la Malaisie reste exposée à des tensions économiques en cas de futures perturbations de l'approvisionnement pétrolier ou de flambées des prix liées à des événements géopolitiques.
Les économistes notent que si les prix mondiaux du pétrole fluctuent en fonction de facteurs incluant les tensions au Moyen-Orient, le statut de la Malaisie en tant qu'exportateur net de pétrole offre un certain contrepoids. Cependant, le mécanisme de subvention à la consommation intérieure et la culture automobile bien ancrée présentent toujours des vulnérabilités fiscales et économiques claires, comme le souligne cette évaluation.