Les dirigeants militaires et politiques israéliens débattent activement de la faisabilité et de la nécessité stratégique d'une occupation potentielle à long terme du Sud-Liban jusqu'au fleuve Litani, selon des analyses et déclarations officielles récentes. Ces discussions ont lieu dans un contexte d'échanges de tirs transfrontaliers soutenus et de haute intensité avec le groupe militant libanais Hezbollah, qui se sont intensifiés depuis le début du conflit à Gaza en octobre 2023.
Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a déclaré début 2026 qu'Israël préférait une solution diplomatique mais se préparait à "toutes les possibilités". Des évaluations militaires citées dans les médias israéliens suggèrent que si l'armée israélienne (IDF) possède la capacité de lancer une opération terrestre majeure, une occupation prolongée serait militairement difficile et consommatrice de ressources. L'IDF a mené des simulations et des entraînements approfondis pour un tel scénario.
L'objectif stratégique cité par les responsables israéliens est de repousser les forces du Hezbollah au nord du fleuve Litani, comme le mandat la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a mis fin à la guerre du Liban de 2006. Cependant, la réalisation de cet objectif par une incursion temporaire plutôt que par une occupation soutenue reste un point de discorde. Les experts notent que toute opération de grande envergure entraînerait probablement des pertes importantes des deux côtés et une escalade régionale.
La pression internationale, notamment des États-Unis, continue de plaider en faveur d'une résolution diplomatique pour éviter une guerre totale. En mars 2026, aucune décision d'invasion terrestre n'a été prise, les actions d'Israël étant actuellement concentrées sur des frappes aériennes et des tirs d'artillerie ciblant les infrastructures du Hezbollah dans le sud du Liban.