Le débat récurrent sur l'heure d'été en France refait surface, le pays restant décalé par rapport à son heure solaire naturelle. La France fonctionne actuellement sur l'heure d'hiver d'Europe centrale (UTC+1) et passe à l'heure d'été d'Europe centrale (UTC+2) du dernier dimanche de mars au dernier dimanche d'octobre, conformément à une directive de l'Union européenne.
Les détracteurs, incluant certains politiques et experts de santé, soutiennent que l'heure d'été permanente adoptée par l'UE en 2019—une mesure que la France devait suivre avant son report—aggrave un décalage chronique. La position géographique de la France métropolitaine fait que le midi solaire se produit environ une heure plus tard que ce qu'indique son fuseau horaire, un écart accentué par le changement d'heure.
Des études citées dans le débat, dont un briefing du Parlement européen de 2019, associent ces changements à des impacts sanitaires négatifs, comme un risque accru de crises cardiaques et des troubles du sommeil. Les partisans de l'abolition du changement semestriel préconisent souvent l'adoption de l'heure d'hiver permanente pour un meilleur alignement avec les cycles de lumière naturelle.
Le débat plus large au niveau de l'UE reste dans l'impasse, empêchant les États membres comme la France d'agir unilatéralement sans risquer de perturber le marché unique. Le changement d'heure saisonnier se poursuit donc, perpétuant la dissonance entre l'heure officielle du pays et sa réalité solaire.