La Haute Cour de justice israélienne a accepté d'examiner les pétitions contestant la nomination par le Premier ministre Benjamin Netanyahu de Roman Gofman au poste de directeur du Mossad, l'agence de renseignement. Cette décision, rapportée le 12 mai 2026, fait suite aux préoccupations soulevées par des députés de l'opposition et des groupes de transparence concernant les actions passées et l'intégrité de Gofman.
Les pétitionnaires soutiennent que Gofman, un ancien haut responsable du Mossad, a un passé de décisions controversées qui pourraient nuire à la crédibilité de l'agence. Les allégations spécifiques incluent une implication dans des échecs opérationnels et des manquements éthiques, bien que les détails restent sous examen judiciaire. La cour n'a pas encore fixé de date pour les audiences.
Le bureau de Netanyahu a défendu la nomination, citant la vaste expérience de Gofman en matière de renseignement et de sécurité nationale. Le Premier ministre a déclaré que Gofman est 'un professionnel dévoué qui dirigera le Mossad avec force et discrétion.' Le gouvernement a jusqu'au 26 mai pour soumettre sa réponse à la cour.
Les experts juridiques notent que, bien que la Haute Cour intervienne rarement dans les nominations de haut niveau, elle peut le faire s'il existe des preuves de 'déraisonnabilité extrême' ou de conflit d'intérêts. Cette affaire marque un rare examen judiciaire de la sélection d'un chef du Mossad, qui est généralement un processus fermé.
Les pétitions ont été déposées par le Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël et plusieurs députés de l'opposition. Si la cour se prononce contre la nomination, cela pourrait retarder ou bloquer la prise de fonction de Gofman, actuellement prévue pour juin 2026.