Au 30 juillet 2026, l'Iran est confronté à des troubles internes persistants suite à la mort de Mahsa Amini en septembre 2022, qui a déclenché des manifestations généralisées. La République islamique a historiquement compté sur ses forces armées, y compris le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), pour réprimer la dissidence. Cependant, des rapports récents suggèrent un mécontentement croissant au sein des rangs, certains soldats et officiers faisant défection ou refusant des ordres.
Selon des rapports vérifiés d'organisations de défense des droits de l'homme, au moins 200 militaires ont été arrêtés ou licenciés pour insubordination depuis 2022. Le CGRI, pilier clé du régime, a connu des purges internes, des commandants avertissant publiquement contre la déloyauté. Les analystes notent que les difficultés économiques, notamment une inflation dépassant 40 %, ont érodé le moral des soldats de rang inférieur.
La survie du régime dépend de la perception que l'obéissance est plus sûre que la défection. Cependant, alors que les défections augmentent—certains soldats cherchant l'asile à l'étranger—le calcul pourrait changer. Un rapport de 2025 de l'International Crisis Group a indiqué que la cohésion du CGRI est sous tension, bien qu'aucune mutinerie généralisée n'ait eu lieu.
Des facteurs externes, tels que les sanctions internationales et l'isolement diplomatique, aggravent le défi. Les États-Unis et l'UE ont maintenu des sanctions, tandis que l'influence régionale de l'Iran a diminué. Si la défection devient une option viable, la capacité du régime à maintenir l'ordre pourrait être gravement compromise.