La Hongrie aurait proposé de partager des renseignements avec l'Iran concernant l'attaque israélienne de septembre 2024 ciblant des opératives du Hezbollah au moyen de bipeurs piégés, selon un rapport du Washington Post. Cette révélation soulève de sérieuses questions sur les allégeances géopolitiques de Budapest au sein de l'OTAN et de l'Union européenne.
Le Washington Post indique avoir obtenu un document des services de renseignement hongrois suggérant que Budapest était prêt à fournir à Téhéran des informations sur l'opération clandestine israélienne. L'attaque, survenue en septembre 2024, avait impliqué la détonation simultanée de bipeurs utilisés par des membres du Hezbollah au Liban, faisant des dizaines de morts et des milliers de blessés. L'opération a été largement attribuée à Israël, bien que ce dernier n'ait pas officiellement revendiqué la responsabilité à l'époque.
L'offre présumée de partage de renseignements a suscité de vives critiques de la part de responsables et d'analystes occidentaux, qui estiment qu'un tel acte — s'il est confirmé — constituerait une grave rupture de confiance entre alliés de l'OTAN. La Hongrie, sous le Premier ministre Viktor Orbán, entretient depuis longtemps des liens plus étroits avec la Russie et l'Iran que les autres États membres de l'UE et de l'OTAN, s'écartant fréquemment du consensus du bloc sur les questions de politique étrangère.
Les autorités hongroises n'ont pas confirmé publiquement le rapport. Le récit du Washington Post est basé sur des documents que le journal affirme avoir obtenus, bien que tous les détails et le contexte de ces documents n'aient pas été vérifiés de manière indépendante par l'ensemble des médias. Cette affaire s'ajoute à l'examen continu des relations de renseignement de la Hongrie et de son orientation générale en matière de politique étrangère sous le gouvernement Orbán.