Une nouvelle étude menée par des chercheurs du MD Anderson Cancer Center de l'Université du Texas a révélé que les adultes ayant survécu au lymphome de Hodgkin (LH) pendant au moins cinq ans présentent un risque de décès significativement plus élevé que la moyenne des adultes américains. Cette analyse rétrospective basée sur la population a été publiée dans la revue JAMA Oncology le 15 août 2026.
L'étude a analysé les données de la base de données Surveillance, Epidemiology, and End Results (SEER), couvrant plus de 20 000 survivants du lymphome de Hodgkin depuis cinq ans, diagnostiqués entre 1975 et 2020. Les chercheurs ont constaté que le taux de mortalité global parmi ces survivants était plus de deux fois supérieur à celui de la population américaine générale, avec un ratio standardisé de mortalité (RSM) de 2,1.
Les maladies cardiovasculaires et les seconds cancers primitifs étaient les principales causes de décès chez les survivants, représentant chacune environ 25 % de tous les décès. Le risque de décès par ces causes est resté élevé pendant des décennies après le diagnostic initial, soulignant la nécessité d'un suivi à long terme.
"Nos résultats soulignent l'importance d'une surveillance continue et de soins préventifs pour les survivants du lymphome de Hodgkin", a déclaré le Dr Sharon Smith, auteur principal de l'étude et professeur adjoint de radio-oncologie à MD Anderson. "Même après cinq ans, ces patients présentent des risques de santé substantiels qui nécessitent une prise en charge coordonnée et multidisciplinaire."
L'étude a également identifié que les survivants traités avec d'anciennes techniques de radiothérapie présentaient des risques plus élevés d'effets tardifs, tandis que ceux traités avec des approches modernes avaient des risques plus faibles. Les auteurs soulignent que les nouvelles stratégies de traitement, telles que la radiothérapie à champs réduits et les thérapies ciblées, pourraient aider à atténuer ces risques à long terme.