Des chercheurs ont annoncé une avancée significative dans la quête d'un vaccin contre le VIH, en utilisant une nouvelle stratégie pour entraîner le système immunitaire à produire des anticorps largement neutralisants (bnAbs) chez les primates. L'étude, publiée dans la revue Science le 18 juillet 2026, démontre qu'une série d'immunogènes peut guider les cellules B à se développer en cellules produisant des bnAbs capables de neutraliser plusieurs souches du VIH.
L'approche, connue sous le nom de 'ciblage germinal', implique une séquence de protéines modifiées conçues pour activer les cellules B précurseurs rares et les orienter à travers un processus de mutation et de sélection. Dans l'étude sur les primates, menée par des chercheurs du Scripps Research Institute et de l'International AIDS Vaccine Initiative (IAVI), le régime vaccinal a induit des bnAbs chez 80 % des animaux vaccinés après une dose de rappel.
Ce résultat s'appuie sur des travaux antérieurs chez l'homme qui ont montré que la première étape de la stratégie était sûre et efficace pour activer les cellules B précurseurs souhaitées. Les nouvelles découvertes chez les primates fournissent la preuve la plus solide à ce jour que le processus complet en plusieurs étapes peut produire des bnAbs, qui sont un objectif majeur de la recherche sur le vaccin contre le VIH depuis des décennies.
Le Dr William Schief, professeur au Scripps Research et auteur principal de l'étude, a déclaré : 'C'est une étape majeure. Nous avons montré que nous pouvons concevoir un vaccin pour susciter des anticorps largement neutralisants contre le VIH dans un modèle primate, ce qui nous donne confiance qu'une approche similaire pourrait fonctionner chez l'homme.' La prochaine étape consistera à tester le régime complet dans des essais cliniques humains, qui devraient commencer en 2027.
Ce développement est particulièrement notable car le VIH mute rapidement, ce qui rend difficile pour le système immunitaire de monter une réponse efficace. En cas de succès chez l'homme, ce vaccin pourrait offrir une protection durable contre le virus, qui infecte environ 1,3 million de personnes chaque année dans le monde.