Des recherches récentes ont confirmé que l'interférence des ondes électromagnétiques complique significativement l'inactivation des micro-organismes sur les surfaces réfléchissantes lors des traitements par rayonnement ultraviolet (UV). Le phénomène se produit lorsque les ondes UV incidentes interagissent avec les ondes réfléchies par la surface, créant des motifs d'interférence qui réduisent la dose globale de rayonnement délivrée aux microbes.
Selon une étude publiée dans la revue Photochemistry and Photobiology en 2025, l'effet d'interférence peut créer des zones d'intensité réduite, appelées nœuds, où les micro-organismes peuvent survivre malgré une exposition prolongée. Les chercheurs ont utilisé la modélisation mathématique et la validation expérimentale pour démontrer que sur des matériaux hautement réfléchissants comme l'aluminium ou l'acier inoxydable, le taux d'inactivation de bactéries telles que E. coli diminuait jusqu'à 40 % par rapport aux surfaces non réfléchissantes.
Cette découverte a des implications pratiques pour les industries qui dépendent de la désinfection par UV, notamment les soins de santé, la transformation alimentaire et le traitement de l'eau. Les protocoles standard supposent souvent une distribution uniforme du rayonnement, mais l'étude souligne la nécessité d'ajustements spécifiques à la surface pour garantir une stérilisation complète.
Les auteurs recommandent d'utiliser des surfaces diffuses ou d'ajuster l'angle des lampes UV pour minimiser les effets d'interférence. Des recherches supplémentaires sont en cours pour développer des modèles prédictifs permettant d'optimiser la désinfection par UV dans des environnements complexes.