Lors du GITEX Africa 2026 à Marrakech, Omar Hilale, ambassadeur et représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, a prononcé un discours d'ouverture posant une question fondamentale sur l'intelligence artificielle : à qui profite réellement son développement rapide ? Ses propos ont placé l'équité mondiale et la gouvernance au cœur du débat sur l'IA.
Hilale a soutenu que le rythme accéléré du déploiement de l'IA risque d'aggraver les inégalités existantes entre pays développés et pays en développement. Sans cadres de gouvernance inclusifs, a-t-il averti, la technologie pourrait concentrer le pouvoir et la richesse entre les mains d'un petit nombre d'acteurs — principalement de grandes entreprises technologiques et des États riches.
L'ambassadeur a appelé à une approche multilatérale de la régulation de l'IA, donnant aux pays en développement, y compris les nations africaines, une place réelle à la table des négociations. Il a souligné que le Maroc et le continent africain ne doivent pas être de simples récepteurs d'outils d'IA conçus ailleurs, mais des participants actifs dans l'élaboration des normes qui les régissent.
L'intervention de Hilale s'inscrit dans un contexte où les Nations unies cherchent à réguler l'IA à l'échelle mondiale. Le GITEX Africa, organisé annuellement à Marrakech, est devenu une plateforme clé pour ces discussions sur l'avenir numérique du continent africain.