Lors du salon GITEX Africa, Roman Nazarov, expert senior en cybersécurité chez Kaspersky, a mis en lumière la crise croissante à laquelle font face les centres d'opérations de sécurité (SOC) modernes, de plus en plus submergés par le volume d'alertes et l'évolution rapide des cybermenaces alimentées par l'intelligence artificielle. Nazarov a expliqué comment l'accumulation d'alertes conduit à l'épuisement des analystes et à des détections manquées au sein des organisations africaines et mondiales.
Selon sa présentation, les équipes SOC peinent à suivre le rythme des cybercriminels qui exploitent l'IA pour automatiser et accélérer leurs attaques. Les outils d'IA permettent aux acteurs malveillants de concevoir des campagnes de phishing plus convaincantes, de générer des variantes de logiciels malveillants à grande échelle et de contourner les méthodes de détection traditionnelles — exerçant une pression considérable sur les analystes qui doivent trier manuellement des centaines, voire des milliers d'alertes par jour.
Kaspersky se positionne comme un fournisseur de solutions de sécurité augmentées par l'IA, conçues pour aider les SOC à gérer cette surcharge d'alertes. L'entreprise préconise des plateformes automatisées de renseignement sur les menaces et des systèmes de détection basés sur l'apprentissage automatique, capables de réduire la charge des analystes humains en filtrant les faux positifs et en priorisant les menaces réelles.
Le GITEX Africa, l'une des principales expositions technologiques du continent, constitue un forum clé pour les discussions sur la cybersécurité dans les marchés africains, où l'infrastructure numérique se développe rapidement et où les cybermenaces progressent en parallèle. Kaspersky maintient une présence active sur les marchés africains, proposant des services de renseignement sur les menaces et de soutien aux opérations de sécurité adaptés aux défis spécifiques de la région.