En juin 2026, plus de 85 pays dans le monde ont mis en place des taxes sur les boissons sucrées (SSB), selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces mesures visent à réduire la consommation de boissons sucrées liées à l'obésité, au diabète de type 2 et aux caries dentaires. L'OMS recommande que ces taxes augmentent les prix de détail d'au moins 20 % pour influencer efficacement le comportement des consommateurs.
Parmi les adoptants récents figurent l'Afrique du Sud, qui a introduit une taxe sur le sucre en 2018, et le Royaume-Uni, qui a mis en place une taxe sur les boissons gazeuses en 2018. En 2025, le Brésil a approuvé une taxe nationale sur les boissons sucrées, qui entrera en vigueur en 2026. Le Mexique, pionnier avec sa taxe sur les sodas de 2014, a signalé une réduction de 7,6 % des achats de boissons taxées au cours de ses deux premières années, avec des baisses maintenues dans le temps.
Les partisans soutiennent que les taxes sur les SSB génèrent des revenus qui peuvent être réinvestis dans des programmes de santé publique. Par exemple, la taxe britannique a rapporté 336 millions de livres en 2023-2024, alloués aux sports scolaires et aux clubs de petit-déjeuner. Les critiques, cependant, affirment que ces taxes sont régressives, affectant de manière disproportionnée les ménages à faible revenu. Une étude de 2025 dans le BMJ a révélé que si la consommation a diminué dans tous les groupes de revenus, le fardeau financier était plus élevé pour les familles plus pauvres.
L'OMS continue de plaider pour une adoption plus large, notant que seulement 10 % des pays ont actuellement des taxes sur les SSB. En mai 2026, l'Assemblée mondiale de la santé a adopté une résolution exhortant les États membres à renforcer les politiques fiscales pour réduire les maladies non transmissibles. La résolution souligne que les taxes sur les SSB sont une intervention rentable, pouvant sauver des millions de vies dans le monde.