Au Maroc, une tendance notable s'est dessinée dans les gouvernements récents : des ministres ayant débuté leur vie dans des communautés agricoles rurales, appelées 'fellahs', ont accédé aux plus hautes sphères du pouvoir à Rabat. Ce parcours est particulièrement visible dans des portefeuilles clés comme l'agriculture et l'intérieur.
Par exemple, Mohammed Sadiki, actuel ministre de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, est né en 1962 dans la commune rurale d'Oulad Said, province de Settat. Il a grandi dans une famille d'agriculteurs et a obtenu un doctorat en économie agricole de l'Université du Minnesota. Sa nomination en 2021 a souligné l'attention du gouvernement au développement rural.
De même, Abdelouafi Laftit, ministre de l'Intérieur depuis 2017, est né en 1966 dans la commune rurale de Tafraout, région de Souss-Massa. Issu d'une famille modeste, il a étudié le droit et l'administration publique, devenant une figure clé du gouvernement d'Aziz Akhannouch.
Ces exemples reflètent une tendance plus large dans la politique marocaine, où les dirigeants d'origine rurale sont de plus en plus représentés au sein du cabinet. Cette évolution est perçue comme un moyen de réduire l'écart entre les centres de décision urbains et les besoins des campagnes, qui abritent encore une part importante de la population.