Le détroit d'Ormuz et le détroit de Malacca sont deux des goulets d'étranglement maritimes les plus stratégiques au monde, essentiels pour les flux énergétiques et commerciaux mondiaux. En avril 2026, les tensions géopolitiques et les activités navales continuent d'affecter ces voies navigables, selon des rapports récents de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) et du Bureau maritime international.
Le détroit d'Ormuz, reliant le golfe Persique au golfe d'Oman, voit transiter environ 20 % du pétrole mondial chaque jour. En 2026, l'Iran a accru ses patrouilles navales, suscitant des inquiétudes quant à d'éventuelles perturbations. L'EIA note que toute fermeture pourrait faire grimper considérablement les prix du pétrole.
Le détroit de Malacca, entre l'Indonésie et la Malaisie, gère environ 40 % du commerce mondial, dont un quart du pétrole maritime. Les incidents de piraterie ont diminué en 2026 grâce à des patrouilles renforcées des États riverains, mais le risque persiste, selon le dernier rapport du Bureau maritime international.
Les deux détroits sont confrontés à des défis liés au changement climatique, avec l'élévation du niveau de la mer affectant la navigation, et aux rivalités géopolitiques, notamment l'initiative chinoise 'Ceinture et Route' et la présence navale américaine. Des experts du Center for Strategic and International Studies (CSIS) soulignent la nécessité d'une coopération multilatérale pour garantir un passage sûr.