La mise en œuvre par la France de réglementations plus strictes sur le démarchage téléphonique non sollicité, entrées en vigueur en 2026, a un impact significatif sur les centres d'appels au Maroc, un important pôle d'externalisation pour les entreprises françaises. Les nouvelles règles exigent un consentement explicite avant tout appel commercial, un changement par rapport au système de refus précédent.
Selon des rapports de l'industrie, le secteur des centres d'appels marocain emploie environ 100 000 personnes, dont une grande partie sert des clients français. La nouvelle loi française, qui s'aligne sur les normes du Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l'Union européenne, a entraîné une diminution des volumes d'appels, forçant certains centres à réduire leurs effectifs ou à diversifier leurs services.
Les experts affirment que l'interdiction, introduite pour protéger les consommateurs français des appels de nuisance, a par inadvertance affecté l'économie marocaine, où l'industrie des centres d'appels est une source importante d'emplois et de devises étrangères. Le gouvernement marocain cherche maintenant à renégocier les termes avec les autorités françaises ou à attirer de nouveaux clients d'autres secteurs.
Malgré les défis, certains centres d'appels marocains s'adaptent en se concentrant sur le marketing numérique, le service client et d'autres services non télémarketing. L'impact à long terme sur l'emploi reste incertain, mais les leaders de l'industrie sont optimistes quant à la capacité du secteur à évoluer.