Les relations entre l'Algérie et la Tunisie ont longtemps été caractérisées par une interdépendance économique et une coordination diplomatique, mais des développements récents ont suscité un débat sur la nature de leur partenariat. Certains analystes estiment que les vulnérabilités économiques de la Tunisie ont conduit à une forme de vassalisation à l'égard de l'Algérie, tandis que d'autres y voient une alliance stratégique visant à contrer l'influence marocaine au Maghreb.
L'Algérie a fourni un soutien financier important à la Tunisie, notamment un dépôt de 100 millions de dollars en 2020 et des fournitures énergétiques continues, ce que certains considèrent comme un outil de levier politique. Cependant, les responsables tunisiens ont constamment souligné leur souveraineté et les avantages mutuels de la coopération. En 2023, le président tunisien Kaïs Saïed s'est rendu à Alger pour signer plusieurs accords, renforçant les liens bilatéraux.
La dimension anti-Maroc présumée est enracinée dans la rivalité de longue date entre l'Algérie et le Maroc, notamment à propos du Sahara occidental. La Tunisie a historiquement maintenu une position neutre sur cette question, mais des gestes récents, comme la réception du représentant du Front Polisario, ont suscité des inquiétudes à Rabat. Pourtant, la politique étrangère tunisienne a pris soin d'équilibrer les relations avec tous les partenaires maghrébins.
En 2026, la dynamique de la relation algéro-tunisienne continue d'évoluer, façonnée par les défis sécuritaires régionaux et les pressions économiques. Si certains observateurs craignent une perte d'autonomie tunisienne, d'autres soulignent les avantages pratiques du soutien algérien. L'avenir de ce partenariat dépendra probablement de l'évolution régionale plus large et de la capacité des deux pays à maintenir un respect mutuel et des intérêts partagés.