Depuis le 9 juin 2026, la France a mis en place un nouveau cadre d'autorisation pour l'autoproduction d'électricité, permettant aux particuliers et aux entreprises de produire légalement de l'énergie renouvelable et de la connecter au réseau national. Ce changement réglementaire vise à simplifier le processus de production d'énergie solaire, éolienne ou autre sur site, réduisant la dépendance aux sources d'énergie traditionnelles.
Selon les nouvelles règles, les autoproducteurs peuvent vendre l'excédent d'électricité au réseau, ce qui pourrait réduire les coûts énergétiques et promouvoir la production d'énergie décentralisée. Ce cadre s'inscrit dans les objectifs plus larges de la transition énergétique française, notamment l'augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à 40 % d'ici 2030, comme le prévoit la Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE).
Les principales exigences incluent le respect des normes techniques pour le raccordement au réseau et l'enregistrement auprès du régulateur de l'énergie, la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE). Le système est conçu pour être accessible aux petits producteurs, comme les ménages équipés de panneaux solaires sur le toit, ainsi qu'aux installations commerciales plus grandes.
Ce développement fait suite à une période d'incertitude réglementaire, où l'autoproduction était souvent limitée par des obstacles bureaucratiques. Le nouveau cadre devrait stimuler les investissements dans les projets d'énergie renouvelable, contribuant à l'objectif de la France d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.