Depuis mai 2026, le gouvernement français a rétabli les droits de douane à l'importation sur les céréales, une mesure visant à protéger les producteurs nationaux face à la volatilité des prix mondiaux. Cette décision, annoncée par le ministère de l'Agriculture, s'applique aux principales céréales comme le blé, l'orge et le maïs.
Les droits de douane sont fixés à 5 % sur les céréales importées, inversant une politique antérieure de droits nuls en vigueur depuis 2023. Les responsables invoquent la nécessité de stabiliser les revenus agricoles et de réduire la dépendance aux importations en provenance de pays hors UE, notamment l'Ukraine et la Russie, dont l'approvisionnement est volatil en raison des tensions géopolitiques persistantes.
Les syndicats agricoles ont salué cette mesure, arguant qu'elle aidera les agriculteurs locaux à concurrencer les importations moins chères. Cependant, certains analystes du secteur avertissent que ces droits pourraient entraîner une hausse des prix du pain et des aliments pour animaux. Le gouvernement s'est engagé à surveiller l'impact et à ajuster les taux si nécessaire.
La Commission européenne a été informée de ce changement, car il pourrait affecter les accords commerciaux de l'UE. La France est le plus grand producteur de céréales de l'UE, et cette évolution politique pourrait influencer la dynamique du commerce agricole au sein du bloc.