Les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne se sont réunis à Bruxelles le 4 août 2026 pour une réunion d'urgence afin de faire face à la crise migratoire en cours dans l'enclave espagnole de Ceuta. Les discussions ont été décrites comme tendues, avec de vifs désaccords entre les États membres sur la manière de gérer la frontière et de répondre au rôle du Maroc dans la crise.
L'Espagne, confrontée à une augmentation des arrivées de migrants à Ceuta, a appelé à une approche européenne unifiée et à un financement accru pour la sécurité des frontières. Cependant, plusieurs membres d'Europe de l'Est ont résisté, arguant que l'accent devrait être mis sur les contrôles aux frontières extérieures plutôt que sur des quotas de relocalisation. Un diplomate présent a décrit l'échange comme 'franc mais difficile'.
La Commission européenne a proposé un nouveau plan pour accélérer les retours des migrants jugés inadmissibles et renforcer la coopération avec le Maroc. Pourtant, des organisations de défense des droits humains ont critiqué le plan, citant des préoccupations concernant les refoulements et le traitement des mineurs non accompagnés.
Aucun accord final n'a été trouvé, mais les ministres ont convenu de tenir une réunion de suivi en septembre. La crise a mis en évidence les profondes divisions au sein de l'UE sur la politique migratoire, ainsi que l'équilibre diplomatique délicat avec le Maroc, accusé d'utiliser la migration comme un outil politique.