Dans la petite oasis d'Erfoud, au Maroc, près du désert du Sahara, le commerce des fossiles est une activité économique majeure. La ville, peuplée d'environ 30 000 habitants, attire chaque année environ 110 000 touristes qui visitent des musées privés vendant des ammonites, des trilobites et des dents de spinosaure. Cependant, ce commerce est souvent lié à un trafic illégal de fossiles, qui sont sortis clandestinement du pays.
Selon des rapports, les autorités marocaines ont saisi des milliers de fossiles ces dernières années, y compris des spécimens rares de la période du Crétacé. Le trafic illégal nuit à la recherche scientifique et au patrimoine culturel, car les fossiles sont souvent vendus à des collectionneurs privés à l'étranger sans documentation appropriée.
Des efforts pour réglementer le commerce ont été mis en œuvre, mais l'application reste difficile en raison de l'éloignement et de la forte demande des acheteurs internationaux. Le gouvernement marocain a appelé à des contrôles plus stricts et à une coopération internationale pour protéger ses ressources paléontologiques.