Le Maroc est devenu une source mondiale majeure de fossiles de dinosaures, en particulier des lits de Kem Kem dans le Sahara, qui datent de la période du Crétacé. Le commerce, souvent non réglementé, génère des millions de dollars chaque année, avec des spécimens vendus à des collectionneurs privés et des musées du monde entier. Les découvertes notables incluent le Spinosaurus, dont les fossiles sont très recherchés.
Cependant, l'industrie fait face à des critiques de la part des paléontologues qui soutiennent que l'excavation commerciale entraîne une perte de données scientifiques. De nombreux fossiles sont sortis clandestinement du pays, contournant les lois marocaines qui exigent des permis d'exportation. En 2020, un marchand de fossiles marocain a été arrêté pour avoir tenté de vendre un squelette rare de dinosaure en ligne.
Les efforts pour réglementer le commerce ont été incohérents. Le ministère de la Culture du Maroc a mis en place certains contrôles, mais l'application reste faible en raison des vastes zones désertiques où les fossiles sont trouvés. Le gouvernement a également envisagé de créer un musée national pour mettre en valeur le patrimoine paléontologique du pays.
Malgré ces défis, le commerce des fossiles fournit des revenus aux communautés locales dans les zones reculées. Certains marchands soutiennent que sans intérêt commercial, de nombreux fossiles resteraient non découverts. Le débat se poursuit entre la préservation de l'intégrité scientifique et le soutien des moyens de subsistance économiques.