Des rapports récents et des analyses d'experts soulignent comment la politique migratoire de l'Union européenne dépend de plus en plus de ses voisins, notamment en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, pour gérer les flux migratoires irréguliers. Cette dépendance s'est accrue alors que l'UE a externalisé le contrôle des frontières et les accords de retour vers des pays comme la Turquie, la Libye et la Tunisie.
Selon la Commission européenne, l'UE a alloué des milliards d'euros à des partenaires externes pour la gestion migratoire depuis 2015. Par exemple, l'accord UE-Turquie de 2016 a fourni 6 milliards d'euros à la Turquie pour accueillir les réfugiés syriens, et des arrangements similaires ont été conclus avec la Libye et la Tunisie. Ces accords ont été critiqués pour des préoccupations en matière de droits de l'homme, mais ils sont devenus centraux dans la stratégie de l'UE.
Les experts soutiennent que cette approche a créé une dépendance structurelle, car l'UE compte désormais sur ces pays pour empêcher les départs et accepter les retours. Un rapport de 2025 de la Cour des comptes européenne a noté que l'efficacité de tels accords est difficile à mesurer, et que le pouvoir de négociation de l'UE est limité lorsque les partenaires refusent de coopérer.
La situation a été encore compliquée par l'instabilité politique dans la région et le conflit en cours en Ukraine, qui a modifié les schémas migratoires. En 2026, l'UE cherche à diversifier ses partenariats, mais la dépendance reste un défi clé pour les décideurs politiques.