Le 4 août 2026, la Haute Cour de justice de Madrid a confirmé la condamnation de María Isabel Peralta, militante d'extrême droite, à un an de prison pour incitation à la haine et à la discrimination envers les Marocains. La cour a rejeté son recours contre le jugement initial.
L'affaire découle de publications sur les réseaux sociaux dans lesquelles Peralta a tenu des propos désobligeants et inflammatoires à l'encontre de la communauté marocaine en Espagne. La cour a estimé que ses remarques dépassaient les limites de la liberté d'expression et constituaient une incitation claire à la haine et à la discrimination, conformément au droit pénal espagnol.
Peralta, liée à des groupes d'extrême droite, avait plaidé que ses commentaires étaient protégés par la liberté d'expression. Cependant, la cour a souligné que cette protection ne s'étend pas aux discours qui promeuvent l'hostilité ou la violence contre un groupe ethnique ou national spécifique.
La peine, confirmée dans son intégralité, marque un précédent juridique important dans les efforts de l'Espagne pour lutter contre les discours de haine et protéger les communautés minoritaires. Les experts juridiques notent que cette décision renforce l'engagement du pouvoir judiciaire à faire respecter les lois anti-discrimination.