Dans les provinces du sud du Maroc, notamment à Laâyoune, la pratique du sacrifice du dromadaire au lieu du mouton ou de la chèvre pour l'Aïd al-Adha est une tradition profondément enracinée dans la culture hassanie. Cette coutume est observée chaque année pendant la fête islamique, reflétant le patrimoine unique de la région.
Selon des rapports locaux, la tradition implique le sacrifice collectif d'un dromadaire, qui est ensuite distribué entre les familles et les nécessiteux. Cette pratique met l'accent sur la solidarité communautaire et le respect des rites religieux, le dromadaire étant un symbole de richesse et de générosité dans le contexte saharien.
La tradition est maintenue depuis des générations, les familles mettant souvent en commun leurs ressources pour acheter un dromadaire pour le sacrifice. La viande est partagée selon les directives islamiques, une partie étant donnée aux pauvres, renforçant ainsi les liens sociaux.
Cette pratique est distincte des autres régions du Maroc, où le mouton est plus couramment sacrifié. Le sacrifice du dromadaire à Laâyoune met en évidence la diversité culturelle du pays et la préservation des coutumes locales.