Malgré des engagements internationaux répétés pour réduire les gaz à effet de serre, les niveaux mondiaux de dioxyde de carbone ont atteint un nouveau sommet en 2025, selon le Global Carbon Project. La concentration de CO2 dans l'atmosphère a atteint en moyenne 427 parties par million (ppm) en 2025, contre 422 ppm en 2024, principalement en raison de l'utilisation continue de combustibles fossiles et de la déforestation.
Cette augmentation survient alors que de nombreux pays, dont les grands émetteurs comme la Chine, l'Inde et les États-Unis, n'ont pas respecté leurs contributions déterminées au niveau national (CDN) dans le cadre de l'Accord de Paris. Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a indiqué dans son rapport 2025 sur l'écart des émissions que les politiques actuelles placent le monde sur la voie d'une hausse de température de 2,9 °C d'ici 2100, bien au-dessus de l'objectif de 1,5 °C.
Les scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ont averti que chaque fraction de degré de réchauffement augmente le risque d'événements météorologiques extrêmes, d'élévation du niveau de la mer et de perte de biodiversité. L'absence d'action décisive, malgré des preuves scientifiques claires, a été qualifiée par de nombreux experts d''inertie honteuse' qui privilégie les gains économiques à court terme au détriment de la santé planétaire à long terme.
Les militants et les groupes de la société civile ont appelé à des engagements immédiats et contraignants pour éliminer progressivement les combustibles fossiles et investir dans les énergies renouvelables. La prochaine conférence COP31 sur le climat en 2026 est considérée comme une occasion cruciale de traduire les promesses en actions concrètes, bien que le scepticisme reste élevé compte tenu de l'historique des promesses non tenues.