À l'approche de la généralisation de la facturation électronique au Maroc, les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) devront engager une profonde transformation de leurs pratiques administratives et comptables. Pour Fekkak Chanani, secrétaire général de l'Organisation professionnelle des comptables et experts-comptables du Maroc, le vrai défi sera humain avant d'être technologique.
Selon Chanani, la transition nécessite non seulement de nouveaux logiciels, mais aussi un changement de mentalité et de compétences parmi les chefs d'entreprise et leur personnel. De nombreuses TPME manquent de culture numérique et pourraient rencontrer des difficultés avec le nouveau système, qui vise à améliorer la conformité fiscale et à réduire la fraude.
Le gouvernement marocain a progressivement mis en œuvre la facturation électronique, avec un déploiement complet prévu d'ici 2026. Cependant, les experts avertissent que sans formation et soutien adéquats, la réforme pourrait peser sur les petites entreprises. Chanani a appelé à des campagnes de sensibilisation et à des programmes de renforcement des capacités pour faciliter la transition.
Cette initiative s'inscrit dans la stratégie plus large de transformation numérique du Maroc, mais son succès dépend de l'adaptation humaine. La date limite de conformité reste une préoccupation majeure pour la communauté des affaires.