Un nouveau rapport des Nations Unies confirme que les engagements nationaux actuels pour réduire les émissions de gaz à effet de serre restent insuffisants pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris. Le rapport de synthèse, analysant les Contributions Déterminées au niveau National (CDN) mises à jour, indique une trajectoire d'émissions projetée bien en deçà de la limite de 1,5°C, risquant des impacts climatiques sévères.
Les scientifiques n'ont cessé de mettre en garde contre le fait que dépasser ce seuil augmente considérablement les risques de phénomènes météorologiques extrêmes, d'élévation du niveau de la mer et d'effondrement des écosystèmes. Malgré ces alertes, les émissions mondiales de CO2 continuent d'augmenter, les données récentes du Global Carbon Project montrant des niveaux records. L'écart entre l'action promise et les objectifs scientifiques requis est souvent qualifié de "déficit d'ambition".
Les négociations climatiques internationales, y compris les récentes conférences des parties (COP), ont eu du mal à obtenir des engagements plus forts et contraignants de la part des principales nations émettrices. Le soutien financier à l'adaptation climatique dans les pays en développement vulnérables reste également une question litigieuse et non résolue, retardant une action critique.
Le décalage persistant entre les alertes scientifiques et l'action politico-économique souligne un échec systémique à répondre à la crise climatique avec l'urgence nécessaire. Les analystes soulignent que sans une augmentation immédiate et radicale de l'ambition et de la mise en œuvre, la fenêtre d'opportunité pour éviter les pires conséquences se refermera.