Une revue scientifique complète confirme que le changement climatique allonge considérablement les saisons polliniques, aggravant les symptômes d'allergie pour des millions de personnes. L'analyse, qui synthétise de nombreuses études internationales, révèle que les saisons polliniques commencent désormais plus tôt, se terminent plus tard et présentent des concentrations de pollen plus élevées qu'il y a plusieurs décennies.
Les recherches indiquent que la saison pollinique a été prolongée jusqu'à 20 jours dans certaines régions, les effets les plus marqués étant observés en Amérique du Nord et en Europe. Cette augmentation est directement liée à la hausse des températures et des niveaux de dioxyde de carbone atmosphérique, qui stimulent la croissance des plantes et la production de pollen.
Cette exposition prolongée et intensifiée entraîne des symptômes de rhume des foins plus sévères et plus durables pour les personnes concernées. Les experts en santé publique avertissent que cette tendance contribue à une augmentation des consultations médicales, de l'utilisation de médicaments et à une réduction de la qualité de vie pendant les saisons allergiques.
Les scientifiques soulignent que ces résultats mettent en évidence un impact direct et croissant du changement climatique sur la santé humaine. Ils appellent à des stratégies intégrées qui abordent à la fois l'atténuation du changement climatique et l'amélioration de la gestion des allergies et des prévisions pour les populations vulnérables.