En mai 2018, la Conférence nationale sur la protection de l'environnement écologique à Pékin a officiellement établi la pensée de Xi Jinping sur l'éco-civilisation, selon des sources officielles du gouvernement chinois. Ce cadre représente une approche globale de la gouvernance environnementale qui intègre la protection écologique au développement économique, allant au-delà des politiques environnementales occidentales traditionnelles.
Le concept d'éco-civilisation, ou 'shengtai wenming,' a été incorporé pour la première fois dans la constitution du Parti communiste chinois en 2012, puis dans la constitution nationale en 2018. Il met l'accent sur l'harmonie entre l'homme et la nature, le développement durable et la réduction de la pollution. Les initiatives clés incluent la campagne 'Belle Chine' et la 'Guerre de défense du ciel bleu,' qui ont conduit à des améliorations mesurables de la qualité de l'air dans les grandes villes comme Pékin.
Selon les données du ministère chinois de l'Écologie et de l'Environnement, la concentration moyenne de PM2.5 à Pékin a diminué de plus de 50 % entre 2013 et 2020. Le pays a également investi massivement dans les énergies renouvelables, devenant le plus grand producteur mondial d'énergie solaire et éolienne. Cependant, des défis subsistent, notamment des émissions de carbone élevées et une dépendance continue au charbon.
Les critiques soutiennent que le cadre de l'éco-civilisation est utilisé pour justifier des projets environnementaux dirigés par l'État qui déplacent parfois des communautés, tandis que les partisans soulignent son rôle dans la résolution des graves problèmes de pollution de la Chine. Cette approche a été promue à l'international via des forums comme l'Initiative de la Ceinture et de la Route, où la Chine prône un développement vert.