Le sharenting, contraction de 'share' (partager) et 'parenting' (parentalité), désigne la pratique des parents qui publient du contenu sur leurs enfants sur les réseaux sociaux. Cette tendance a fortement augmenté avec des plateformes comme Instagram, TikTok et Facebook. Selon une étude du Pew Research Center de 2025, 78 % des parents d'enfants de moins de 18 ans partagent des photos ou vidéos de leurs enfants en ligne, souvent sans considérer les implications à long terme.
Les experts en vie privée avertissent que les empreintes numériques des enfants peuvent être exploitées. Un rapport de 2024 du Commissaire à l'information du Royaume-Uni a noté qu'à 13 ans, l'enfant moyen a 1 300 photos de lui publiées en ligne par ses parents. Ces données peuvent être utilisées pour l'usurpation d'identité, la cyberintimidation ou une attention non désirée. En France, une loi de 2025 exige le consentement parental pour le partage d'images d'enfants sur des plateformes commerciales, reflétant une attention réglementaire croissante.
Les psychologues soulignent également les impacts émotionnels. Une enquête de 2026 de Common Sense Media a révélé que 40 % des adolescents se sentent gênés par les publications de leurs parents, et 15 % ont déclaré avoir été victimes d'intimidation à cause de celles-ci. Les experts recommandent aux parents de fixer des limites, comme éviter de partager des informations sensibles telles que les noms d'école ou les lieux, et de vérifier régulièrement les paramètres de confidentialité.
Pour atténuer les risques, certaines familles utilisent des groupes privés ou des images floutées. La campagne du gouvernement français de 2025 'Protège ton image' encourage les parents à réfléchir avant de publier. En juin 2026, aucune loi fédérale n'existe aux États-Unis, mais des États comme la Californie et le Texas ont introduit des projets de loi pour réguler le sharenting, visant à équilibrer l'expression parentale et la protection de l'enfant.