Une étude scientifique récente a soulevé des inquiétudes quant à la vulnérabilité sismique de milliers de structures résidentielles et commerciales à Chandigarh et dans ses environs. La recherche indique que les conditions locales du sol, en particulier la présence de sol meuble, pourraient amplifier considérablement les ondes sismiques lors d'un grand tremblement de terre himalayen, augmentant ainsi le risque de dommages.
L'étude, menée par des chercheurs de l'Indian Institute of Technology (IIT) Roorkee et publiée dans une revue à comité de lecture, a utilisé des mesures de microtremor pour analyser le risque sismique dans la région de Chandigarh. Elle a révélé que la fréquence naturelle du sol dans de nombreuses parties de la ville correspond à la fréquence de résonance des bâtiments typiques à plusieurs étages, un phénomène qui peut entraîner de fortes secousses lors d'un tremblement de terre.
Chandigarh, située dans la zone sismique IV (risque élevé) selon la carte de zonage sismique indienne, est proche du front de chevauchement himalayen, une région connue pour son potentiel à générer de grands tremblements de terre. L'étude souligne la nécessité d'une évaluation complète des risques sismiques et de la rénovation des structures vulnérables pour atténuer les pertes potentielles.
Les autorités locales ont été invitées à mettre à jour les codes du bâtiment et à appliquer des réglementations plus strictes pour les nouvelles constructions. Les résultats soulignent l'importance d'une analyse du sol spécifique au site dans la planification urbaine pour réduire le risque sismique.