Alors que la Coupe du monde de la FIFA 2026 débute aux États-Unis, au Canada et au Mexique, le spécialiste des relations internationales Cyrille Bret a décrit le tournoi comme « une immense bataille de récits » aux implications géopolitiques significatives. Dans une interview publiée le 14 juin 2026, Bret a souligné que l'événement dépasse le sport, servant de plateforme aux nations pour projeter leur soft power et façonner les perceptions mondiales.
Bret, professeur à Sciences Po Paris, a noté que l'organisation conjointe reflète elle-même des dynamiques diplomatiques. Les États-Unis, le Canada et le Mexique ont obtenu la candidature ensemble en 2018, marquant la première fois que trois pays accueillent le tournoi. Cette collaboration, a-t-il soutenu, souligne l'intégration nord-américaine mais met également en lumière des tensions, comme les différends commerciaux et les questions migratoires.
Le tournoi comprend 48 équipes pour la première fois, contre 32 auparavant. Bret a souligné que cette expansion permet à davantage de pays, y compris des nations plus petites ou touchées par des conflits, de participer, modifiant potentiellement les récits géopolitiques. Il a cité l'exemple de la performance marquante du Maroc en 2022 comme précédent de la manière dont le football peut remodeler l'influence régionale.
Bret a également mis en garde contre d'éventuelles controverses, notamment les préoccupations relatives aux droits de l'homme liées aux villes hôtes et l'impact environnemental d'un événement d'une telle envergure. Il a insisté sur le fait que la Coupe du monde sera regardée mondialement, chaque match portant un poids symbolique au-delà du score.