Le 30 juillet 2026, une crise frontalière a éclaté à Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, lorsque des centaines de migrants ont tenté de traverser depuis le Maroc. L'Union européenne a réagi en cinq jours, avec une déclaration du commissaire à l'Intérieur et aux Migrations, Magnus Brunner, qui semblait favorable au Maroc.
Brunner a indiqué que l'UE n'imposerait pas de restrictions de visas au Maroc, malgré les appels de certains États membres à utiliser les visas comme mesure punitive. Il a plutôt suggéré que la politique des visas pourrait être un outil de coopération, et non de pression. Cela marque un changement par rapport aux crises précédentes où l'UE menaçait de sanctions.
Le Maroc, qui cherche depuis longtemps une coopération accrue avec l'UE sur la migration et le commerce, a vu cela comme une victoire diplomatique. La crise s'est terminée avec l'accord du Maroc pour renforcer les patrouilles frontalières, mais sans engagement sur des concessions spécifiques concernant la réadmission ou d'autres demandes.
Les analystes notent que la dépendance de l'UE au Maroc pour le contrôle migratoire donne à Rabat un levier important. La décision d'éviter des sanctions sur les visas reflète une approche pragmatique, mais les critiques soutiennent qu'elle crée un précédent qui récompense les tactiques coercitives.