Alors que les écoles publiques camerounaises s'apprêtent à rouvrir le 7 septembre 2026, de nombreux parents peinent à inscrire leurs enfants, certains rapportant que des responsables scolaires exigent des pots-de-vin pour accepter un élève. Cette pratique, déjà documentée les années précédentes, semble persister malgré les efforts du gouvernement pour lutter contre la corruption dans le secteur éducatif.
Selon des médias locaux et des témoignages recueillis par des organisations de la société civile, certains directeurs d'école et administrateurs demandent des frais officieux ou des cadeaux aux parents en échange de l'admission, notamment dans les écoles publiques prisées des grandes villes comme Douala et Yaoundé. Cela alourdit la charge financière des familles, dont beaucoup peinent déjà à payer fournitures et frais de scolarité.
Le gouvernement camerounais a condamné à plusieurs reprises ces pratiques et a mis en place des lignes téléphoniques pour signaler la corruption, mais l'application des sanctions reste faible. En 2023, la commission nationale anti-corruption a reçu des centaines de plaintes liées à l'éducation, mais peu ont abouti à des sanctions.
Les experts en éducation estiment que le problème est aggravé par le manque de places dans les écoles publiques, créant un environnement concurrentiel où les parents se sentent obligés de payer pour garantir la place de leur enfant. Ils appellent à une transparence accrue dans le processus d'inscription et à un contrôle renforcé de la gestion des écoles.