Juste avant le référendum fatidique de la Grande-Bretagne sur son appartenance à l'Union européenne il y a 10 ans, le gouvernement de l'époque avait lancé un avertissement sévère : un vote en faveur de la sortie de l'UE entraînerait un « choc immédiat et profond » pour l'économie. Par une faible marge, le public a voté pour le départ, et une décennie plus tard, les analystes affirment que l'impact économique a été significatif.
Selon un rapport de 2024 du Centre for European Reform, le PIB du Royaume-Uni serait inférieur de 5,5 % à ce qu'il aurait été si le pays était resté dans l'UE. Cela représente une perte d'environ 140 milliards de livres sterling de production économique annuelle. Le rapport attribue cette baisse à la réduction des échanges commerciaux, à la baisse des investissements des entreprises et à la faiblesse de la croissance de la productivité depuis le vote de 2016.
D'autres études, notamment de la London School of Economics et du National Institute of Economic and Social Research, ont constaté des effets similaires, avec des pertes de PIB allant de 5 % à 6 %. L'Office for Budget Responsibility a également projeté que le Brexit réduirait la productivité du Royaume-Uni de 4 % à long terme par rapport au maintien dans l'UE.
Bien que certains secteurs, comme les services financiers, se soient adaptés, le consensus général parmi les économistes est que le Brexit a imposé un frein persistant à l'économie britannique. Le gouvernement a conclu de nouveaux accords commerciaux, notamment avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande, mais ceux-ci n'ont pas compensé les pertes dues à la réduction de l'accès au marché de l'UE, le principal partenaire commercial du Royaume-Uni.