Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, s'exprimant à Rabat le 20 mai 2026, a souligné la nécessité d'adapter les mandats de maintien de la paix des Nations Unies aux réalités du terrain. Il a averti que des missions déconnectées de l'évolution des conflits risquent de perpétuer les crises plutôt que de les résoudre.
Bourita a fait ces remarques lors d'une réunion avec le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, en visite au Maroc. Le ministre a souligné que des mandats statiques peuvent entraver les progrès dans les régions volatiles, en particulier en Afrique où opèrent de nombreuses missions onusiennes.
Selon un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères, Bourita a appelé à un examen complet des cadres de maintien de la paix pour garantir leur flexibilité et leur réactivité face à l'évolution des conditions. Il a souligné l'importance d'aligner les mandats sur les besoins spécifiques des pays hôtes.
La discussion a également porté sur les contributions du Maroc au maintien de la paix de l'ONU, notamment le déploiement de troupes et de policiers dans les missions en République centrafricaine et en République démocratique du Congo. Le Maroc est l'un des principaux contributeurs de personnel en uniforme aux opérations onusiennes.
Lacroix a reconnu le rôle du Maroc et a convenu de la nécessité d'une réforme des mandats, notant que l'ONU travaille à améliorer l'efficacité du maintien de la paix grâce à l'initiative Action pour le maintien de la paix (A4P).