Beatriz Colomina et Mark Wigley, historiens et théoriciens de l'architecture de renom, ont introduit le concept d'« architecture biotique » dans leurs travaux récents. Cette approche réinvente les bâtiments non pas comme des objets inertes mais comme des entités vivantes et respirantes qui interagissent avec leur environnement et leurs occupants.
Le terme « architecture biotique » s'inspire des principes biologiques, suggérant que les structures devraient être conçues pour s'adapter, croître et répondre aux changements, à l'instar des organismes. Colomina et Wigley soutiennent que cette perspective remet en question la séparation conventionnelle entre l'architecture et la nature, plaidant pour une relation plus intégrée et dynamique.
Leurs recherches, présentées dans diverses publications et conférences, mettent l'accent sur la nécessité de repenser les matériaux, les systèmes et les processus utilisés dans la construction. En incorporant des éléments tels que des façades réactives, des matériaux vivants et des systèmes économes en énergie, l'architecture biotique vise à créer des bâtiments qui sont non seulement durables mais aussi actifs dans le bien-être de leurs occupants et de l'écosystème environnant.
Bien que le concept soit encore en évolution, il a suscité des discussions parmi les architectes, les designers et les environnementalistes sur l'avenir de la conception des bâtiments. Le travail de Colomina et Wigley met en lumière le potentiel de l'architecture à dépasser les formes statiques et à embrasser une existence plus fluide et semblable à la vie.