Badiss Bajjou, un Franco-Marocain de 32 ans, est actuellement jugé au Maroc pour son rôle présumé de cerveau derrière une série d'enlèvements ciblant des détenteurs de cryptomonnaies en France. Le terme «cryptorapt» est entré dans le vocabulaire de la criminalité organisée à l'été 2023, désignant des enlèvements où les victimes sont forcées de transférer leurs actifs numériques.
Selon une note de la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ), entre juillet 2023 et décembre 2025, plus de 50 incidents de ce type ont été enregistrés. Bajjou a été arrêté au Maroc début 2026 suite à une enquête conjointe des autorités françaises et marocaines. Il est accusé de diriger un réseau qui kidnappait des individus et les contraignait à vider leurs portefeuilles crypto.
Le procès, qui a débuté le 12 mai 2026 à Casablanca, a attiré une attention médiatique considérable. Les procureurs français ont demandé son extradition, mais les autorités marocaines poursuivent leur propre procédure judiciaire. Des victimes ont témoigné avoir été enlevées et menacées de violence à moins de transférer des Bitcoins et autres cryptomonnaies.
Cette affaire met en lumière l'intersection croissante entre la criminalité organisée traditionnelle et la finance numérique. Les experts notent que l'anonymat des cryptomonnaies les rend attractives pour les ravisseurs. Le procès devrait durer plusieurs semaines, avec un verdict attendu d'ici juin 2026.