L'Algérie continue de proposer les tarifs d'électricité les plus bas d'Afrique du Nord, une position maintenue grâce à d'importantes subventions publiques. Selon les données des utilities nationales et des rapports internationaux, le coût moyen du kilowattheure pour les consommateurs résidentiels en Algérie est nettement inférieur à celui de ses voisins, le Maroc et la Tunisie.
Cette disparité tarifaire découle de la politique de longue date de l'Algérie de subventionner l'énergie pour ses citoyens, financée par ses revenus hydrocarbures. En revanche, le Maroc et la Tunisie ont tous deux mis en œuvre des hausses tarifaires ces dernières années pour réduire leurs déficits budgétaires et refléter la hausse des coûts de production et d'importation d'électricité.
Les tarifs bas ont contribué à une consommation d'électricité par habitant élevée en Algérie, mais représentent une charge fiscale continue pour l'État. Les analystes notent que si la politique apporte un soulagement social, elle décourage également l'efficacité énergétique et complique la justification économique des investissements à grande échelle dans les énergies renouvelables, malgré le potentiel solaire important du pays.
Cette situation met en lumière les approches économiques différentes au sein du Maghreb, l'Algérie utilisant sa richesse en ressources naturelles pour la consommation intérieure, tandis que ses voisins poursuivent des réformes qui transfèrent progressivement les coûts vers les consommateurs.