Le 12 août 2026, le président du Conseil de la nation (Sénat) algérien, Salah Goudjil, a publiquement accusé le Makhzen marocain (l'establishment marocain) d'avoir des « ambitions expansionnistes » dans la région. Cette déclaration a été rapportée par les médias d'État algériens et marque une escalade significative dans la rupture diplomatique en cours entre les deux voisins d'Afrique du Nord.
Les remarques de Goudjil interviennent dans un contexte de tensions accrues, notamment le différend persistant sur le territoire du Sahara occidental et la rupture des relations diplomatiques par l'Algérie en 2021. Le responsable algérien n'a pas fourni de preuves spécifiques pour étayer son accusation, mais a réitéré la position de l'Algérie sur le conflit du Sahara occidental, qu'elle considère comme une question de décolonisation.
Le Maroc n'a pas encore officiellement répondu aux derniers commentaires de Goudjil. Cependant, les responsables marocains ont précédemment rejeté de telles accusations comme étant infondées et ont souligné leur engagement en faveur d'une solution politique sous les auspices des Nations unies. L'Union africaine et les Nations unies ont appelé à plusieurs reprises au dialogue entre les deux pays pour apaiser les tensions.
Cette accusation risque de fragiliser davantage des relations déjà marquées par la fermeture des frontières et des expulsions mutuelles de diplomates. Les analystes suggèrent qu'une telle rhétorique pourrait entraver la coopération régionale en matière de sécurité et d'intégration économique au Maghreb.