L'Algérie intensifie son engagement diplomatique et économique avec l'Afrique subsaharienne, marquant un virage stratégique pour réduire sa dépendance aux hydrocarbures. En 2025, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a visité plusieurs pays africains, dont le Mali, le Niger et le Tchad, pour renforcer les liens bilatéraux et promouvoir la stabilité régionale.
Les échanges commerciaux entre l'Algérie et l'Afrique subsaharienne ont augmenté, les exportations algériennes vers la région atteignant 1,2 milliard de dollars en 2025, contre 800 millions de dollars en 2023, selon le ministère algérien du Commerce. Les principales exportations comprennent les matériaux de construction, les produits alimentaires et les produits pharmaceutiques. L'Algérie a également accru ses investissements dans les projets d'infrastructure africains, notamment dans les secteurs de l'énergie et des transports.
Ce réengagement s'inscrit dans la politique étrangère plus large de l'Algérie visant à se positionner comme un acteur clé en Afrique, en particulier dans la région du Sahel. L'Algérie a accueilli des pourparlers de paix et assuré une médiation dans les conflits au Mali et en Libye, renforçant son rôle de hub diplomatique.
Cependant, des défis subsistent, notamment la concurrence d'autres puissances régionales comme le Maroc et les Émirats arabes unis, ainsi que des contraintes économiques internes. L'économie algérienne dépend encore fortement du pétrole et du gaz, qui représentent plus de 90 % de ses recettes d'exportation.