L'Algérie a clarifié sa position concernant les négociations en cours entre le Maroc et le Front Polisario sur le territoire contesté du Sahara occidental. Dans un communiqué du 24 mai 2026, le ministère algérien des Affaires étrangères a réitéré que l'Algérie n'est pas partie au conflit et ne participera à aucune discussion directe entre les deux parties.
Cette clarification intervient avant un nouveau cycle de négociations menées par l'ONU prévu pour juin 2026 à Genève. L'Algérie a toujours maintenu qu'elle soutient une solution politique au conflit sous les auspices de l'ONU, mais insiste sur le fait que son rôle se limite à celui d'un pays voisin, et non d'un acteur direct.
Le Maroc a appelé à plusieurs reprises à inclure l'Algérie dans les pourparlers, arguant que le soutien de l'Algérie au Front Polisario en fait un acteur clé. Cependant, le communiqué de l'Algérie a souligné qu'elle ne sera pas impliquée dans les négociations, qu'elle considère comme une affaire bilatérale entre le Maroc et les représentants du peuple sahraoui.
Le conflit du Sahara occidental remonte à 1975, lorsque le Maroc a annexé le territoire après le retrait de l'Espagne. Le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, cherche l'indépendance de la région. L'ONU médiatise les efforts de paix depuis des décennies, le dernier cycle de pourparlers étant au point mort depuis 2019 jusqu'à une reprise récente en 2025.
Les analystes suggèrent que la position de l'Algérie pourrait compliquer les efforts pour parvenir à une résolution durable, car son influence sur le Front Polisario est significative. Les prochains pourparlers de Genève sont considérés comme une occasion cruciale de relancer le processus de paix.