Le 2 juillet 2026, le Premier ministre marocain Aziz Akhannouch a défendu le bilan agricole de son gouvernement lors d'une séance parlementaire, répondant aux préoccupations concernant la souveraineté alimentaire, la hausse des prix et la sécheresse persistante. Akhannouch a mis en avant les investissements dans l'irrigation et les subventions aux agriculteurs comme mesures clés pour atténuer l'impact de la pénurie d'eau.
Selon les données officielles, le Maroc a connu six années consécutives de sécheresse, avec des déficits pluviométriques atteignant jusqu'à 60 % dans certaines régions. Le gouvernement a alloué plus d'un milliard de dollars à des projets de gestion de l'eau, notamment des usines de dessalement et des systèmes d'irrigation goutte-à-goutte, visant à réduire la consommation d'eau agricole de 30 % d'ici 2030.
Akhannouch a également cité la stratégie 'Génération Green 2020-2030', qui vise la modernisation d'un million d'hectares de terres irriguées et la création de 350 000 nouveaux emplois agricoles. Cependant, les critiques soutiennent que les petits agriculteurs restent vulnérables à la volatilité des prix et aux chocs climatiques, l'inflation alimentaire dépassant 8 % au début de 2026.
Le Premier ministre a souligné que les exportations agricoles du Maroc, notamment les agrumes et les tomates, ont augmenté de 15 % sur un an, mais a reconnu que la sécurité alimentaire nationale nécessite des réformes supplémentaires. Il a appelé à un dialogue national sur la gestion de l'eau et les subventions agricoles pour assurer une résilience à long terme.