L'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) a demandé à l'Union européenne d'exclure les investissements industriels au Maroc et en Turquie des restrictions potentielles prévues par la future loi sur l'accélérateur industriel. L'ACEA soutient que ces investissements sont cruciaux pour la compétitivité du secteur automobile européen.
Selon un communiqué de l'ACEA, l'association souligne que le Maroc et la Turquie sont des partenaires clés pour les constructeurs automobiles européens, avec une intégration profonde dans les chaînes d'approvisionnement. L'ACEA prévient que restreindre les investissements dans ces pays pourrait nuire à la capacité de l'industrie à concurrencer mondialement, en particulier face aux rivaux chinois et américains.
La loi sur l'accélérateur industriel, qui devrait être proposée par la Commission européenne plus tard cette année, vise à renforcer la compétitivité industrielle de l'UE et à réduire les dépendances envers les pays non européens. Cependant, l'ACEA estime qu'une approche globale pourrait pénaliser par inadvertance des partenariats stratégiques qui profitent à l'économie de l'UE.
L'appel de l'ACEA intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant l'impact des politiques commerciales sur l'industrie automobile, qui traverse une transition majeure vers les véhicules électriques. L'association exhorte les décideurs politiques à adopter une approche nuancée qui reconnaît la valeur des investissements existants dans des pays partenaires comme le Maroc et la Turquie.